Assurance habitation et remboursement en cas de vol : explication


Assurance habitation et remboursement en cas de vol : explication

L'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP) compte environ 568 000 victimes de cambriolage en 2014. Ces chiffres montrent en effet la nécessité de souscrire une MRH afin de couvrir le montant des dégâts. Alors, comment fonctionne la garantie vol ?

La garantie vol

Dans le contrat MRH, l'assureur couvre le domicile de l'assuré ainsi que les biens à l'intérieur. La couverture vol rembourse précisément les dommages s'il y a eu vol par effraction, par ruse et introduction clandestine, par usage de fausses clés ou un vol suivi de menaces ou de violence. De plus, cette garantie exclut les biens volés à l'intérieur d'une dépendance séparée du reste du domicile, les vols perpétrés par une personne de la famille de l'assuré et les biens dérobés dans les parties communes d'un immeuble.

Le remboursement des biens dépend de leur type et de l'étendue des dégâts. L'assureur prend en compte la valeur ainsi que la vétusté des biens mobiliers. La garantie valeur d'expert semble tout aussi utile pour l'estimation des objets d'art et de valeur. Comme la garantie cambriolage et la garantie effraction, la garantie vol se présente sous forme d'option dans la MRH. Néanmoins, cette couverture peut être suspendue après une certaine période d'inhabitation. Du reste, cette période est précisée dans le contrat.

Le remboursement

Après l'évaluation de l'expert, le montant de l'indemnité est versé à l'assuré dans un délai approximatif d'un mois suivant l'accord. Toutefois, le coût de remboursement couvre une partie des dommages. En effet, il incombe à l'assuré de couvrir la franchise d'assurance. De plus, le remboursement semble tout aussi limité par un plafond de garantie. En outre, le coût du remboursement demeure inférieur à la valeur des objets dérobés au moment du sinistre vol et du prix de l'assurance logement.

En vue de calculer l'indemnisation, l'assureur s'appuie sur deux options. La première consiste en la valeur à neuf. Il s'agit de la valeur du bien lors de son acquisition, donc son prix d'achat. Le remboursement à valeur à neuf couvre la totalité du bien. Ensuite, la valeur de remplacement correspond à la valeur du bien dérobé au moment du vol. Effectivement, elle applique un coefficient de vétusté à l'égard de l'objet sinistré. De surcroît, le coefficient de vétusté est basé sur la durée de vie du bien.

Les démarches

Suite à un sinistre vol, l'assuré est tenu de se rendre au commissariat de police ou à la gendarmerie pour enregistrer son dépôt de plainte pour vol. Après, le sinistré recevra un récépissé auprès des services de police. Ce récépissé sera d'une grande utilité pour l'assureur. Le sinistré doit également déclarer le sinistre auprès de la compagnie sous 2 jours ouvrés. La déclaration se fait sous forme de courrier indiquant le numéro de contact, la date, les circonstances du vol et la description des dégâts.

L'assuré doit envoyer une estimation de la valeur des biens. De plus, son délai d'envoi est prévu dans le contrat. La compagnie mandate ensuite un expert afin de déterminer les circonstances du sinistre et le montant du préjudice. Dans le cas d'un désaccord, l'assuré sollicite l'avis d'une contre-expertise. En cas de différence entre les deux, un troisième expert reste nécessaire en vue de les départager. Si l'assuré demeure insatisfait du montant de remboursement, il peut réclamer l'aide des médiateurs d'assurance.